Les consultations en cours concernant notre système de retraite ont été une nouvelle occasion pour les organisations syndicales de faire des propositions dont aucune ne nécessite une réforme paramétrique. Le système par répartition n’est pas en danger, y compris pour les jeunes générations. Le gouvernement instrumentalise la situation financière du système de retraites et affirme, à tort, que le recul de l’âge légal de la retraite est un impératif.
De premiers arbitrages seraient ainsi rendus en ce sens dès la mi-décembre. Au moment où le contexte social, environnemental et économique est particulièrement difficile pour une partie croissante de la population, le gouvernement, en s’entêtant, porterait l’entière responsabilité d’un conflit social majeur.
Les organisations syndicales réaffirment qu’elles sont, comme la très grande majorité de la population, fermement opposées à tout recul de l’âge légal de départ en retraite comme à toute augmentation de la durée de cotisation. La jeunesse, déjà fortement touchée par la précarité, serait fortement impactée par ce projet. Pour l’intersyndicale, des alternatives, y compris financières, existent pour améliorer les fins de carrière et les montants des pensions tout en faisant reculer les inégalités touchant particulièrement les femmes.
Les organisations syndicales et de jeunesse ont d’ores et déjà décidé de se revoir le jour même des annonces gouvernementales. Elles réaffirment leur détermination à construire ensemble les mobilisations passant en particulier par une première date de mobilisation unitaire avec grèves et manifestations en janvier si le gouvernement demeurait arcbouté sur son projet.
Les Lilas le 5 décembre 2022
Créé par la loi Avenir Professionnel de septembre 2018, l’Index d'égalité professionnelle a été conçu pour faire progresser au sein des entreprises l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.
Il permet aux entreprises de mesurer, en toute transparence, les écarts de rémunération entre les sexes et de mettre en évidence leurs points de progression. Lorsque des disparités salariales sont constatées, des mesures de correction doivent être prises.
La CFE-CGC obtient 94/100.
La CFE-CGC poursuit son cycle de conférences et organise le 25 janvier, dès 17h30, une table ronde à la Maison de la CFE-CGC : Mobilité des étudiants et mobilité professionnelle en Europe : quelles opportunités, quels défis ?
LE PROGRAMME
Alexandra Lesur, rédactrice en chef de Touteleurope, sera en charge de l'animation.
La table ronde abordera les deux sujets suivants : la mobilité des étudiants/jeunes et la mobilité des professionnels.
La mobilité des étudiants/jeunes
- Jean Arthuis, Europe App Mobility, la problématique de la mobilité des apprentis.
- Muriel Chupin, ancienne étudianteErasmus à Milan.
- Polina Khomenko, analyste politique à la Représentation de la Commission européenne en France : présentation d’Erasmus, du Corps européen de solidarité et du nouveau dispositif Alma.
- Christine Lé, vice-présidente de l'Apec : la mobilité étudiante comme atout dans un CV … ou pas.
La mobilité des professionnels
Jean Luc Delenne, ancien DRH Carrefour.
Elodie Oriol, Référente Carrières et Mobilités Internationales, CFE-CGC AED. Retour d'expérience sur la mobilité en entreprise.
A la suite des tables rondes, François Hommeril, président de la CFE-CGC et Anne-Catherine Cudennec, secrétaire confédérale, interviendront pour clôturer cet événement.
INSCRIPTION
Pour assister à l'événement en présentiel, à la Maison de la CFE-CGC, inscrivez-vous ci-dessous.
Pour suivre l'évenement en distanciel, inscrivez-vous ici.
...le gouvernement ne doit ni rater le coche de la stratégie de puissance industrielle ni oublier le combat pour l’emploi
L’heure de vérité approche pour la filière nucléaire française. Pour la CFE-CGC, l’industrie nucléaire a de l'avenir, c’est un atout pour la France et le combat climatique. A condition que l'Etat ait une vraie vision industrielle et joue vraiment son rôle en faisant de la défense de l'emploi industriel en France sa priorité !
Alors que la COP 21 s’achève sur un accord politique historique, la CFE-CGC rejoint Ségolène Royal qui explique que le nucléaire est « un atout évident » pour l’« économie décarbonée ». Elle partage l’analyse des climatologues et économistes qui appellent à « une expansion du nucléaire », car il est un « passage obligé pour ne pas aller vers la catastrophe climatique ».
Forte d’une filière contribuant à l’indépendance et à la compétitivité énergétiques, la France dispose d’un outil lui permettant d’être à la pointe du combat climatique mondial. L’Etat doit donc la défendre en en assurant la pérennité via celle des emplois et compétences.
La compétition mondiale que nous connaissons aujourd’hui voit les grandes puissances déployer des politiques industrielles et énergétiques de puissance et empreintes de patriotisme économique. Dans ce contexte, la CFE-CGC est convaincue que l’industrie nucléaire reste un vecteur clef de la stratégie de puissance industrielle dont la France a besoin. Il en va de notre souveraineté mais aussi des emplois situés en France.
La CFE-CGC demande au gouvernement de ne pas oublier ces enjeux alors que l’heure de vérité approche pour la filière nucléaire nationale. La recapitalisation nécessaire à l’avenir d’AREVA se fait toujours attendre, Bercy donnant l’impression de chercher à minorer sa quote-part malgré sa responsabilité dans les défaillances de gouvernance et de stratégie industrielle qui ont conduit à la situation que connaît la filière nucléaire française.
La CFE-CGC s’inquiète aussi du droit d’alerte unanime des élus du CCE d’EDF sur la situation financière de leur entreprise qui fragilise le financement des investissements sur le parc nucléaire français, essentiels aux emplois du tissu industriel nucléaire français, et qui conduit déjà à des suppressions d’emplois en France. Il est temps que l’Etat se ressaisisse en mettant fin à une politique tarifaire irresponsable et un appétit mortifère d’actionnaire qui ont fragilisé la filière et qui mettent en péril sa dynamique d’emplois.
Bien que consciente des enjeux de globalisation de l’industrie nucléaire et d’une compétition où Pékin et Moscou poussent leurs pions, la CFE-CGC reste inquiète du projet nucléaire d’EDF en Grande-Bretagne comme des partenariats envisagés pour la filière nucléaire française. Dégradation de la situation financière qui réduira d’autant la capacité à investir en France et à soutenir le tissu industriel national, faiblesse des emplois induits en France par le projet britannique, impacts de l’Hualong chinois sur le catalogue de réacteurs de la filière française et son ingénierie, protection du patrimoine industriel et technologique français, maintien des compétences… les motifs d’inquiétude, et en particulier sur l’emploi industriel, ne manquent pas.
Pour assurer l’avenir de l’industrie nucléaire, l’Etat et les entreprises ne peuvent se contenter de la conclusion d’opérations financières et capitalistiques. C’est de vision industrielle de long terme guidée par une stratégie de puissance, une politique industrielle et une dynamique d’emplois et de compétences dont le nucléaire français a besoin. C’est là l’exigence de la CFE-CGC !
Dossier suivi par : Alexandre GRILLAT, Secrétaire National Développement Durable, Energies, RSE et Logement
Tél : 06 74 01 42 19 - E-mail : alexandre.grillat@cfecgc.fr
Pour la CFE-CGC, l’accessibilité n’est pas une option, mais un devoir collectif. Aujourd’hui en France, 12 millions de personnes sont en situation de handicap, soit près d’un Français sur cinq. Pour la CFE-CGC, l’accessibilité est un levier d’inclusion dans le monde du travail. Elle s’inscrit dans le dialogue social et la responsabilité collective des entreprises et des services publics vis-à-vis de leurs salariés, agents ou contractuels.
La CFE-CGC milite pour :
- des conditions de travail adaptées à chacun ;
- la reconnaissance des besoins spécifiques ;
- la formation et la sensibilisation de tous les acteurs de l’entreprise ou du service public ;
- une culture inclusive qui valorise la diversité et la dignité de chaque personne.
Le « Passeport de l’accessibilité » donne aux militants, aux représentants du personnel et aux entreprises des repères concrets pour agir : comprendre la loi, négocier des accords, aménager les environnements de travail, accompagner les parcours, sensibiliser les collectifs.