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Retrouvez ci-dessous les vidéos de la campagne
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- Egalité professionnelle femmes-hommes
- Le Comité d’entreprise est un CE pour tous les salariés
- 20 secondes pour vous expliquer pourquoi choisir la CFE-CGC Groupe RATP
- Je suis en vacances pendant les élections, donc je ne vote pas : ce n’est pas grave.
- Les élections professionnelles ne servent à rien
Cinq ans après les dernières élections et un mandat exceptionnellement prolongé par l'ouverture à la concurrence, les salariés de la RATP retournent aux urnes du 19 au 23 octobre, avec un vote intégralement électronique. Avec une représentativité globale de 8,6 %, la CFE-CGC Groupe RATP entend peser davantage dans une entreprise en pleine transformation.
UNE ENTREPRISE TRANSFORMÉE
Car la RATP n'est plus tout à fait la même entreprise qu'en 2021. « Nous comptions alors 46 000 salariés, dont 8 000 agents de maîtrise et 4 000 cadres », explique Fabien Renaud, président de la CFE-CGC Groupe RATP. « Mais depuis l’ouverture à la concurrence, une partie opérateur transport de l’entreprise, qui comprend le réseau bus, a été externalisée, ce qui a fait sortir 14 000 salariés de l’entreprise. »
Un changement qui profite à la CFE-CGC : parmi ces 14 000 salariés sortis, 92 % étaient non-encadrants. Ainsi, les prochaines élections compteront une plus grande proportion d’encadrants et de cadres parmi les votants. Portée par une campagne de communication ambitieuse, la section CFE-CGC entend améliorer ses résultats.
UNE STRATÉGIE DE VISIBILITÉ AFFIRMÉE
Bien que les prochaines élections s'annoncent sur un terrain plus favorable à l'encadrement, la CFE-CGC Groupe RATP ne compte pas uniquement sur cette évolution du corps électoral : elle a aussi engagé un travail de fond pour rendre son action plus visible et plus lisible auprès des salariés. Cette stratégie n'a pas été improvisée à l'approche du scrutin, mais lancée dès 2022. « Les élections, c’est une course de fond, pas un sprint. Nous avons privilégié un important travail de terrain sur la durée, et avons aussi misé sur une image nouvelle, en étant accompagnés par une agence de conseil en communication », confie Fabien Renaud. « Notre objectif est d’affirmer notre visibilité au sein du Groupe RATP et nous différencier des autres syndicats. »
UNE IDENTITÉ VISUELLE AU SERVICE DE LA CAMPAGNE
Le premier chantier a été visuel, puisque le syndicat a revu son logo et l'ensemble de sa charte graphique (couleurs plus vives, partition de la page mieux équilibrée, masque plus marquant), en faisant évoluer les codes visuels adoptés précédemment pour renforcer son impact. « Nous souhaitions une charte graphique qui capte davantage l’attention et donne envie de nous suivre ou de nous lire, détaille Valérie Vovk, vice-présidente de la CFE-CGC Groupe RATP. Une campagne réussie doit reposer sur une communication à la hauteur des standards actuels, tant dans sa forme que sa conduite. »
Mais au-delà de l'image, c'est la manière de communiquer qui a été repensée pour s’adapter aux habitudes de lecture des salariés dans l'entreprise. « Les gens n’ont plus le temps de lire ou de regarder de longs contenus. Toute communication, qu’elle soit écrite ou en vidéo, doit tenir sur une page maximum et se résumer en quelques secondes », assure Sylvain Junique, délégué syndical central adjoint. « Nous nous focalisons sur des contenus courts où le visuel tient une large place : tableaux, graphiques, images, dessins. L'information est ainsi accessible d'un coup d'œil, sans demander au salarié un effort de lecture qu'il n'a pas toujours le temps de fournir. »
UNE APPLICATION REMISE AU CŒUR DU DISPOSITIF
Autre pilier du système : l'application CFE-CGC Groupe RATP, disponible sur Android et sur iOS. Bien qu’elle rassemble l'ensemble des informations du syndicat, elle n'était pas suffisamment téléchargée ni utilisée. « En service depuis plus de 6 ans, elle devait évoluer pour s’adapter aux nouveaux usages et avancées technologiques notamment dans son design ou son ergonomie », constate Fabien Renaud. L’application a donc été repensée par Thomas Guillemin, responsable communication, pour faciliter son utilisation et être replacée au cœur de la communication, puisque chaque support renvoie désormais vers elle par un lien ou un QR code.
UNE COMMUNICATION LOCALE…
Son fonctionnement s’appuie sur une « inversion de la pyramide ». Auparavant, l'information descendait du central CFE-CGC Groupe RATP vers les différents secteurs. Désormais, ce sont ces derniers qui alimentent l'application avec leurs propres informations. Le point d'entrée du salarié devient ainsi son secteur.
Thomas Guillemin résume la logique : « Le local prime sur le reste. Les informations de la confédération passent en retrait par rapport à celles de la RATP, elles-mêmes placées après celles du terrain et du secteur du salarié. » Depuis, de nombreux secteurs se sont emparés eux-mêmes de la communication locale, avec des chaînes WhatsApp et des documents produits en interne.
… MAIS TRÈS CONTRAINTE PAR LA DIRECTION
Cependant, les marges de manœuvre restent étroites. « La communication syndicale est très encadrée par l'entreprise : nous ne pouvons toujours pas contacter les salariés sur leurs messageries professionnelles », précise Thomas Guillemin. D’autant que seul le portail d'entreprise « Urban » offre un espace accessible à tous et consacré aux informations syndicales, hélas confiné au cinquième sous-sol, donc très peu visible. En dehors des adhérents, le syndicat n’a ainsi pas d'accès direct aux salariés !
LE TERRAIN, DU PREMIER AU DERNIER JOUR DU MANDAT
Mais pour la CFE-CGC Groupe RATP, un mandat ne se joue pas seulement pendant la campagne. « La logique du mandat reste la même : son point de sortie, ce sont les élections. Tout ce qui est mis en œuvre une fois le scrutin passé doit être valorisé lors du suivant. Il nous fallait donc multiplier les actions de terrain et montrer qu’un syndiqué n’est pas qu’un gréviste », analyse Fabien Renaud.
Heures d'information syndicale, présence auprès des salariés pour discuter et répondre à leurs questions et les accompagner, multiplication des actions de communication, réaction sur chaque événement : l'objectif est d'assurer une présence physique la plus proche et la plus régulière possible, sur toute la durée du mandat. La CFE-CGC a également professionnalisé la gestion de ses dossiers. Pour les négociations, elle mène un travail de recherche, d'étude, de benchmark et d'analyse, présenté lors des bilatérales avec la direction. « Nous sommes toujours dans la négociation et le compromis, et serons toujours les derniers à quitter la salle », affirme Fabien Renaud. Certains syndicats refusent de négocier pendant la campagne. La CFE-CGC Groupe RATP, elle, continue.
DÉFENDRE L'ENCADREMENT, SANS POLÉMIQUER
Pour se différencier, le syndicat s'est fixé une règle : ne jamais critiquer les autres syndicats, ni répondre à ceux qui tentent de le dénigrer. « Plutôt que nous livrer à des joutes verbales, nous préférons faire valoir notre statut de syndicat catégoriel », tranche Fabien Renaud. « Nos militants sont issus de l’encadrement. Ils connaissent donc concrètement les réalités, les contraintes et les responsabilités du métier de manageur, ce qui leur permet d’être des interlocuteurs pertinents face à la direction. Ce sont eux que nos vidéos mettent en avant. »
D’autant plus que leur quotidien est difficile. « À la RATP, le manageur est mal outillé, peu écouté, parfois malmené. La transformation de l’entreprise a fait perdre aux salariés leurs repères, témoigne Valérie Vovk. L’encadrement, qui doit porter ces changements, est pris dans un tourbillon et la fonction RH s’est retrouvée affaiblie et perturbée ». La CFE-CGC Groupe RATP mettra tout en œuvre pour les accompagner dans leur quotidien.
François Tassain

