A l’occasion de cette septième journée de mobilisation, ce sont à nouveau des centaines de milliers de salarié-es, jeunes, retraité-es qui se sont mis en grève et qui sont descendus dans la rue pour une nouvelle fois dire non au départ à la retraite à 64 ans et à l’allongement de la durée de cotisation.
L’intersyndicale unie dénonce le mépris dans lequel s’obstine Emmanuel Macron qui refuse de la recevoir.
Parce que l’intersyndicale entend faire grandir le rapport de force en complément des mobilisations en cours et continuer à démontrer que l’immense majorité de la population reste déterminée à dire non à ce projet de loi, elle demande solennellement au gouvernement d’organiser une consultation citoyenne à ce sujet dans les plus brefs délais.
La pétition intersyndicale a recueilli plus d’un million de signataires, c’est largement au-dessus du nombre de signataires nécessaire pour que le parlement s’en saisisse.
L’intersyndicale soutient et encourage tous les secteurs professionnels à poursuivre et amplifier le mouvement pour obtenir le retrait de ce projet de loi.
D’ores et déjà elle appelle à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le mercredi 15 mars, jour de la commission mixte paritaire et moment important du calendrier parlementaire.
Elle se réunira à nouveau le 15 mars au soir.
Paris, le 11 mars 2023
L’espace publications de la CFE-CGC, vous propose un ensemble de ressources afin d’informer les adhérents et militants sur différents sujets : la société et son évolution, le monde du travail, l'entreprise, l'actualité sociale et syndicale…
Plus d’une vingtaine de publications sont éditées chaque année. La CFE-CGC met à votre disposition dans cette rubrique :
- Notre magazine trimestriel ;
- Le bulletin confédéral mensuel ;
- Nos guides et mémos pratiques pour vous accompagner au mieux sur des thématiques essentielles.
La CFE-CGC poursuit son cycle de conférences et organise le 25 janvier, dès 17h30, une table ronde à la Maison de la CFE-CGC : Mobilité des étudiants et mobilité professionnelle en Europe : quelles opportunités, quels défi ?
LE PROGRAMME
Alexandra Lesur, rédactrice en chef de Touteleurope, sera en charge de l'animation.
La table ronde abordera les deux sujets suivants : la mobilité des étudiants/jeunes et la mobilité des professionnels.
La mobilité des étudiants/jeunes
- Jean Arthuis, Europe App Mobility, la problématique de la mobilité des apprentis.
- Muriel Chupin, ancienne étudianteErasmus à Milan.
- Polina Khomenko, analyste politique à la Représentation de la Commission européenne en France : présentation d’Erasmus, du Corps européen de solidarité et du nouveau dispositif Alma.
- Christine Lé, vice-présidente de l'Apec : la mobilité étudiante comme atout dans un CV … ou pas.
La mobilité des professionnels
Jean Luc Delenne, ancien DRH Carrefour.
Elodie Oriol, retour d'expérience sur la mobilité en entreprise.
A la suite des tables rondes, François Hommeril, président de la CFE-CGC et Anne-Catherine Cudennec, secrétaire confédérale, interviendront pour clôturer cet événement.
INSCRIPTION
Pour assister à l'événement en présentiel, à la Maison de la CFE-CGC, inscrivez-vous ci-dessous.
Présenté comme une des réformes phares du quinquennat, le compte personnel d’activité vise à regrouper, d’ici janvier 2017, tous les droits sociaux des salariés. Présentation des enjeux, du calendrier et des préconisations de la CFE-CGC, en première ligne sur les négociations.
- Qu’est-ce que le CPA ?
Présenté comme la grande réforme sociale du quinquennat afin de sécuriser les parcours professionnels des actifs, le compte personnel d’activité doit permettre de rattacher tous les droits sociaux (compte personnel de formation, pénibilité, chômage…) directement à la personne et non plus au statut ou à une entreprise.
Prévu pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2017, le CPA ouvrirait la possibilité pour chacun d’accéder facilement, via un portail numérique, à l’ensemble de ses droits et de les mobiliser de façon autonome. À l’appui du compte, chaque salarié pourrait bénéficier d’un accompagnement personnalisé, correspondant à ses besoins spécifiques.
- Le calendrier des négociations
Pour définir les objectifs et les principes du CPA, quatre réunions de travail ont été fixées d’ici février entre les syndicats (CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT et FO) et le patronat, la première se tenant aujourd’hui, lundi 14 décembre.
Dans un premier temps, le gouvernement a demandé aux partenaires sociaux de regrouper le compte personnel de formation (CPF) et le compte de prévention de la pénibilité (C3P). Reste ensuite à définir quels autres droits figureront dans le dispositif et quels éventuels nouveaux droits pourraient être créés... A ce sujet, la CFE-CGC souhaite que le compte épargne-temps soit ainsi inclus dans le CPA.
- Trois grands objectifs pour la CFE-CGC
Notre organisation "défendra le principe d’un compte personnel d’activité réellement ambitieux, et à vocation universelle". En effet, "s’il est important d’aboutir à un dispositif opérationnel dès 2017, les contraintes de calendrier ne doivent pas nous empêcher d’afficher dès le départ des objectifs ambitieux et de faire du CPA un vrai projet de société", résumeFranck Mikula, secrétaire national de la CFE-CGC en charge des questions d’emploi et de formation.
Concrètement, le CPA doit répondre à trois grands objectifs :
- donner une plus grande visibilité des droits sociaux, notamment via la création d’un portail informatique dédié.
- assurer une meilleure appropriation de ces droits, en particulier en renforçant l’accompagnement individualisé des personnes.
- contribuer à la sécurisation des parcours professionnels, y compris pour les jeunes sortis du système scolaire sans qualification et les personnes les plus éloignées de l’emploi.
- Favoriser la mobilité, l’autonomie et la continuité des droits
Pour la CFE-CGC, au-delà d’"un simple outil de lutte conjoncturelle contre le chômage", le CPA doit être un outil au service de la progression professionnelle, en assurant l’accès à la formation qualifiante et la reconnaissance des qualifications, y compris pour favoriser les mobilités choisies (au sein de l’entreprise, chez un nouvel employeur, dans le cadre d’une création ou reprise d’entreprise…).
Le CPA doit par ailleurs permettre une plus grande liberté dans l’articulation des temps de vie tout au long de la carrière des salariés - notamment la conciliation entre vie privée-vie professionnelle – tout en tenant compte des enjeux d’égalité professionnelle, une thématique fondamentale portée avec force par notre organisation.
Autre enjeu majeur : assurer, quelle que soit l'activité, la continuité des droits sociaux des personnes (en particulier les droits à la protection sociale), y compris dans le cadre des transitions professionnelles subies ou choisies.
Enfin, et pour que le CPA puisse être un outil au service de l’autonomie de tous, un effort particulier devra être fait en termes d’accompagnement des bénéficiaires et d'assurance de garanties collectives à ces droits individuels.
Mathieu Bahuet
A voir aussi :
- Le compte personnel d'activité, "un projet très ambitieux et enthousiasmant"
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET SON IMPACT SUR LES ENTREPRISES, LES TERRITOIRES ET LE TRAVAIL
Les entreprises doivent non seulement s'adapter aux impacts physiques du climat, mais aussi anticiper et intégrer les nouvelles exigences légales et sociétales en matière de durabilité et de responsabilité environnementale. Et cela passera notamment par sa prise en compte dans le travail.
Depuis le 1er juillet, le décret du 27 mai 2025 impose par exemple la mise en place de mesures spécifiques de protection des salariés contre les risques liés à la chaleur dès l'activation d'un seuil de vigilance.
AMÉLIORATION DE LA PRÉVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS CLIMATIQUES
Différentes actions peuvent être mises en place pour améliorer la prévention. En particulier :
- Éviter les risques, c'est-à-dire supprimer le danger ou l'exposition au danger.
- Évaluer les risques liés à la chaleur, c'est-à-dire apprécier l'exposition au danger et l'importance du risque pour prioriser les actions de prévention à mener.
- Combattre les risques à la source, c'est-à-dire intégrer la prévention le plus en amont possible, notamment dès la conception des lieux de travail, des équipements ou des modes opératoires.
- Adapter le travail à l'homme, en tenant compte des différences individuelles.
- Tenir compte de l'évolution de la technique, c'est-à-dire adapter la prévention aux évolutions techniques et organisationnelles.
- Remplacer un produit ou un procédé dangereux par ce qui l'est moins, lorsqu'un même résultat peut être obtenu avec une solution présentant des dangers moindres.
- Planifier la prévention en intégrant technique, organisation et conditions de travail, relations sociales et environnement.
- Donner la priorité aux mesures de protection collective.

