Alors que l’opinion publique avait les yeux rivés sur Matignon pour l’annonce des mesures budgétaires, une autre annonce était faite de manière bien plus discrète le 9 juillet, pourtant d’importance elle aussi : celle du détricotage des DPE.
Après les abandons liés aux ZFE et au ZAN, le gouvernement propose de remettre dans le parc locatif plus de 850 000 de passoires énergétiques en révisant le calcul du Diagnostic de Performance Energétique sans permettre de mieux apprécier la performance thermique d’un logement.
C’est une mise en lumière du recul des ambitions écologiques du Gouvernement en matière de rénovation des passoires et bouilloires thermiques, à peine une semaine après la vague de canicules qui a traversé la France de part en part. Et cela souligne une nouvelle fois, l’absence de politique nationale du logement depuis 2017.
Nos organisations syndicales sont particulièrement inquiètes quant à l’avenir du soutien public aux rénovations performantes, seules à même de nous permettre d’atteindre les objectifs climatiques et d’assurer la protection des ménages contre la précarité énergétique.
Dans ce contexte difficile, nous demandons que le gouvernement renonce à une réforme moins visible mais tout aussi importante : celle du diagnostic de performance énergétique (DPE). En apparence technique et anodine, la réforme envisagée du “facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire de l'électricité” ou “coefficient d’énergie primaire” du DPE impacterait en réalité des millions de ménages.
Au contraire, Il faut un choc de l’offre de logements, mais pas en précarisant des ménages locataires de passoires énergétiques, pas en déresponsabilisant les propriétaires dans leurs obligations de rénover leurs logements, pas en donnant le sentiment que la transition environnementale est une variable d’ajustement à la charge des salariés, agents de la fonction publique, retraités et privés d’emploi !
Le stop and go n’est plus possible. La lisibilité est essentielle pour que chacun comprenne quelle est la stratégie nationale, le récit que nous construisons, et l’avenir que nous voulons.
Les organisations syndicales de travailleuses et travailleurs signataires demandent que le DPE s’articule à une ambition forte visant une évaluation rigoureuse de la qualité thermique des logements, qu’une nouvelle réflexion soit conduite afin de massifier les rénovations énergétiques, et enfin qu’une véritable stratégie de production de logements soit déployée à l’échelle nationale, permettant de faire face aux immenses besoins.
Liste des signataires
Jocelyne Cabanal, secrétaire nationale de CFDT
Nathalie Bazire, secrétaire confédérale CGT
Pascal Lagrue, secrétaire confédéral FO
Christophe Roth, secrétaire national CFE-CGC

Le 23 février prochain, l'union régionale Auvergne-Rhône-Alpes accueille les militants et adhérents pour présenter « Restaurer la confiance ». Cet événement se déroulera au domaine Lyon Saint Joseph*, dès 16h30.
Raphaëlle Bertholon, secrétaire nationale de la CFE-CGC, en charge du secteur Economie, Industrie, Numérique et Logement, sera reçue par l'union régionale pour échanger avec les militants autour de « Restaurer la confiance ».
« RESTAURER LA CONFIANCE » SE DIVISE EN SIX GRANDES PARTIES THÉMATIQUES
- Économie, partage de la valeur, pouvoir d’achat des salariés, fiscalité, industrie, numérique, gouvernance de l’entreprise, etc. ;
- Transition juste, politiques énergétiques et sectorielles, biodiversité, développement durable et RSE, etc. ;
- Protection sociale, financement, prévoyance, retraite, prévention, dépendance, risques psychosociaux, politique familiale, etc. ;
- Paritarisme, gestion, ressources et pilotage, valorisation du mandat, négociations nationales interprofessionnelles, etc. ;
- Représentation des intérêts et démocratie sociale, reconnaissance de l’action syndicale, représentativité patronale, etc. ;
- Europe et multilatéralisme. droits sociaux, gouvernance économique, entreprises multinationales, etc.
INSCRIPTION
Pour vous inscrire à l'événement, remplissez le formulaire d'inscription
*38 allée Jean-Paul II, 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
Depuis le 1er janvier 2016, la France métropolitaine compte officiellement 13 régions, contre 22 jusqu’alors. Secrétaire national Développement, Dialogue Social et Unions territoriales de la CFE-CGC, Jean-Michel Pécorini nous explique les modalités de la réforme territoriale et rappelle le rôle et les missions de nos Unions Régionales (UR), Départementales (UD) et Locales (UD) au service de toutes les forces vives de l'organisation syndicale.
Quelles ont été les grandes étapes de la réforme territoriale et qu’en est-il désormais du calendrier ?
Promulguée le 7 août 2015, la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) a confié de nouvelles compétences aux régions et redéfinit les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale.
Le 1er janvier dernier, la nouvelle carte des régions est entrée en vigueur. La France métropolitaine compte désormais treize régions. Cinq ont conservé le même périmètre : la Bretagne (capitale : Rennes), Provence-Alpes, Côte-d'Azur (Marseille) ; Pays de la Loire (Nantes) ; Centre, Val de Loire (Orléans) ; Île-de-France (Paris) et la Corse (Ajaccio).
Sept nouvelles régions ont été créées avec sept capitales préfiguratrices : Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine (Strasbourg) ; Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes (Bordeaux) ; Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon) ; Bourgogne, Franche-Comté (Dijon) ; Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées (Toulouse) ; Normandie (Rouen) et Nord-Pas-de-Calais, Picardie (Lille). Pas de changement, en revanche, concernant les quatre régions d'Outre-mer : Guadeloupe, Guyane, Martinique et La Réunion.
Avant le 1er juillet 2016, le conseil régional doit adopter une résolution unique dans laquelle il se prononce sur le nom définitif de la région, son chef-lieu, l’emplacement de son l’hôtel, les règles de détermination des lieux de réunion des différentes instances de la région et le programme de gestion des implantations immobilières de la région.
Comment la CFE-CGC, présente dans tous les territoires au travers de ses Unions Régionales, Départementales et Locales, s’est-elle adaptée ?
Le Bureau National confédéral a décidé de se calquer sur la réforme territoriale de l’État. Celui-ci a fixé des préfets préfigurateurs et des capitales préfiguratrices. La CFE-CGC a fait tout le nécessaire, au niveau juridique, pour mettre en place les fusions. Si certaines d’entre elles ont pu occasionner, ça et là, quelques grincements, tout se passe bien dans l’ensemble.
Les régions étant désormais créées, place désormais au renouvellement des instances de nos unions régionales. Dans les statuts, il faut d’abord renouveler les Unions Locales puis les Unions Départementales.
Les administrateurs siégeant dans les Unions Départementales sont désignés en fonction du poids de chaque Fédération de la CFE-CGC (nombre d’adhérents dans le département). Selon la taille du département, il y a 12, 16, 20 ou 24 administrateurs. L’un d’eux est élu président de l’Union Départementale, aux côtés d’un secrétaire général et d’un trésorier.
Chaque président d’Union Départementale est membre du conseil d’administration de la future Union Régionale qui désignera alors son président, lequel doit également obtenir l’aval du Bureau National de la Confédération.
"Les Unions Régionales promeuvent la doctrine, l’action et le développement de la CFE-CGC"
Quels sont les principaux rôles et les missions affectées aux Unions Régionales ?
Les Unions Régionales - tout comme les Unions Départementales - sont la déclinaison, sur nos territoires, de la Confédération. Elles doivent parler de la même voix que la Confédération. Quand tel n’est pas le cas, elles peuvent être mises sous tutelle ou frappées d’une suspension.
L’Union Régionale a pour but d’animer et de coordonner l’action des unions territoriales en conformité avec les positions, les stratégies et les directives émanant de la Confédération. Il s’agit de promouvoir, dans la région, la doctrine, l’action et le développement de la CFE-CGC.
Les Unions Régionales doivent représenter et défendre au niveau régional les intérêts communs des organisations qui la composent, et assurer leur représentation collective auprès des pouvoirs publics et de tous les organismes régionaux dans les domaines économique, social et culturel.
Le développement syndical est également une priorité : nous avons ainsi mis en place un Monsieur ou Madame développement dans chaque UR. Le sujet est impérativement inscrit à l’ordre du jour de chaque réunion.
A noter : les ressources de l’Union Régionale sont attribuées par la Confédération via une allocation de fonctionnement.
Quid des Unions Départementales et des Unions Locales ?
Les Unions Départementales ont les mêmes missions à l’échelle départementale. Elles doivent également animer et coordonner l’action des syndicats départementaux et les assister dans leur action syndicale (notamment dans l’entreprise) et dans la défense de leurs intérêts particuliers.
Enfin, les Unions Locales - plus de 200 implantations dans tous nos territoires, souvent des bureaux de proximité tenus par des gens qui donnent de leur temps - doivent se tenir à disposition des syndicats et des sections syndicales locaux pour les assister dans l'ensemble des actions syndicales menées.
Propos recueillis par Mathieu Bahuet
Ce guide se découpe entre les faits qui impactent malgré eux les collaborateurs et ceux où les collaborateurs sont acteurs du trouble généré, car les mesures à prendre sont souvent pas de même nature.
Les élus du CSE ont aussi un rôle prépondérant à jouer. Par leur action, ils peuvent participer à la mise en place de dispositifs ou de règles (tel que, le règlement intérieur) qui donneront un appui aux manageurs pour gérer ces situations et offrir un cadre sécuriser à leurs actions.
Lutter contre les violences conjugales : quel rôle pour l’entreprise ?
Certains indicateurs peuvent alerter :
1. Les changements dans le comportement ou l’apparence
2. Les absences répétées ou retards
3. La baisse de performance
4. Les signes de détresse émotionnelle
5. Une communication fréquente et tendue avec une personne en dehors du travail
6. Les confidences ou les signes indirects
Que peut faire le manageur ?
Un manageur joue un rôle crucial lorsqu’une personne est victime de violence conjugale. Il peut notamment :
Se tourner vers les ressources humaines.
Créer un environnement de confiance.
Orienter vers les ressources appropriées.
Aménager les conditions de travail.
Prendre des mesures de sécurité.
Suivi et soutien continu.
Mettre en valeur les rôles des infirmiers ou médecins du travail et des assistants sociaux.

